Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 11:12


"Voyons, il faudrait sans doute pour commencer que je te parle de ciseaux […] Vois tu il y a toutes sortes de ciseaux et une fois il y a même un homme qui avait des ciseaux à la place des mains."



Bienvenue dans l’univers farfelu du grand Tim Burton. Au sommet se trouve un château aux formes et couleurs sinistres, sombres, peu accueillantes. Dans ce manoir apparemment soumis à l’abandon vit pourtant un homme, un homme étrange : Edward. Né dans l’imagination d’un inventeur un peu toqué, Edward est une créature non achevée car son créateur est décédé avant d’avoir pu lui greffer des mains. Edward voit donc les extrémité de ses bras ornées de grands ciseaux tranchants, le rendant si particulier, si différent. En bas les couleurs sont vives, dans un des pavillons colorés vit Pegg qui fait du porte à porte pour vendre des produits de beauté. En manque de clients Pegg décide d’aller au château surplombant la banlieue pour y trouver un acheteur potentiel. L’histoire commence réellement par la rencontre de ces deux êtres si différents…



Haut en couleurs, riche en musique, le film s’élève bel et bien par sa touche Tim Burtonesque : une ambiance travaillée entre caricatures et étrangeté, des personnages stéréotypés, un scénario simple mais prenant et des bruitages très bien réglés, le tout porté par des acteurs plus que convaincants. Un film de qualité qui met en avant l’exclusion due à la différence tout en  nous offrant des moments drôles, tristes, ou remplis d’espoir. Les contrastes sont frappants.



Vous passerez certainement un bon moment.



"Et je me dis que s’il n’était pas là-haut, il n’y aurait pas de neige aujourd’hui. Parfois il m’arrive encore de danser au milieu des flocons."





 


Réalisation : Tim Burton
Acteurs : Johnny Depp, Winona Ryder, Diane Wiest, Anthony Michael Hall...
Titre Original : Edward Scissorhands



Extrait du film







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Publié dans : Cinéma - Par Jérémie
Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 17:31


Le troisième volet de la série est devant vous ! Après avoir effleuré du bout du doigt quelques notions de physique nous allons nous attarder aujourd’hui sur des termes techniques appartenant au monde de la littérature. Entre découverte et réminiscence de vos cours de français, voici les deux mots d’aujourd’hui.

 



• Antonomase : l’antonomase désigne l’utilisation d’un nom propre comme nom commun ou adjectif à cause de sa personnalité ou d’un trait de caractère développé. Ainsi Candide, personnage de Voltaire,  a acquis le statut d’antonomase et désigne un individu d’une grande naïveté. De la même façon vous devinez simplement ce qu’est un Don Juan ou un Harpagon.

 


• Litote : Une litote est une tournure de phrase pour laisser entendre plus qu’on ne dit. En pratique elle est souvent employée dans une phrase négative, « ce n’est pas mauvais » signifie « c’est bon ». Une des litotes les plus célèbres de la littérature est sans doute celle que lance Chimène à Rodrigue dans le Cid de Corneille « Va, je ne te hais point » voulant tout simplement dire « Je t’aime »




 

 


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Publié dans : Les deux mots du jour - Par Jérémie
Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /Juin /2008 18:47

"Mr Utterson, notaire de son état, était un homme à la mine sévère, qu’aucun sourire ne venait jamais éclairer. Il était d’une conversation froide, sèche et embarrassée. Peu porté au sentiment, cet homme grand, mince, triste et morne plaisait pourtant à sa manière. Dans les réunions entre amis, et quand le vin était à son goût, son regard se signalait par quelques chose d'éminemment humain…"

 


Bienvenue au XIX ème  siècle, siècle de la dignité, de l’élégance, de la courtoisie, de l’honneur, des bonnes manières, des progrès scientifiques mais également siècle des mystères. C’est tout de moins ce que l’on ressent lorsque l’on pose les yeux sur cette nouvelle de Robert Louis Stevenson.

 


Le décor est bien planté, la lecture est fluide, l’ambiance se fait même sentir entre les lignes : L'Etrange Cas du Dr Jekyll et Mr Hyde mérite largement sa popularité. Le cœur de l’œuvre est bien entendu l’intrigante liaison qui unie le Docteur Jekyll, homme de goût et irréprochable, à cet étrange Mister Hyde dont la méchanceté et la perversion se reflète jusqu’à son physique. Une enquête qui révélera bien des surprises à Monsieur Utterson et qui laisse le lecteur réfléchir.

 


Posant la question d’une dualité de l’être humain, de sa complexité, et de son rapport au bien et au mal Stevenson marque ici un grand coup de crayon dans le monde de la littérature, le concept sera d’ailleurs repris de nombreuses fois tant dans la littérature que dans le cinéma ou encore dans la bande dessinée. Un indispensable.

 


"Les pas se rapprochaient. Bientôt, en débouchant de la rue, ils redoublèrent d’intensité. Le notaire, depuis sa cachette, ne tarda pas à voir à quel genre d’individu il avait affaire. Il était de petite taille, très simplement vêtu. Même à distance, son aspect souleva chez le guetteur une certaine antipathie. Coupant par la chaussée pour gagner du temps, l’homme se dirigea droit vers la porte et, chemin faisant, sortit une clef de sa poche, comme s’il était chez lui."







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Publié dans : Lecture - Par Jérémie
Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 18:54

C’est à Beaulieu sur mer, petite ville de la côte d’azur, que se déroulera comme depuis quelques années le festival des Nuits Guitares, festival destiné aussi bien aux amoureux de la gratte qu’aux simples amateurs de musique.

 


Mais avant de parler musique admirons un des éléments qui donne à ce festival une dimension toute particulière : le cadre. En effet, depuis 9 ans, artistes et spectateurs se réunissent au jardin de l’Olivaie, square intime où les oliviers centenaires les accueillent à branches ouvertes. Stephan Eicher en avait même improvisé un petit blues pendant les balances tandis que Gérald De Palmas s’était plu à rire des quelques personnes perchées sur les branchages. Toute une ambiance !

 


Fort d’une répétition grandissante et d’un programme honorant aussi bien les grands noms de la musique que les artistes locaux, le festival sera, cette année encore, étalé sur trois soirs consécutifs. Des férus de guitares jusqu'aux amateurs de chanson française, il y en aura pour tous les gouts, voyons donc ce qu’il en est pour ce mois de Juillet 2008 :

 


• Lucky Peterson : Un monument pour ouvrir le bal ! Lucky Peterson fait parti de ces grands bluesmen noir-américains plein de vie et d’énergie. Faisant également vibrer sa guitare sur des notes rock ou jazz Lucky Peterson se démarque par ses prestations scéniques, et par son jeu de guitare incisif. Les avis sont unanimes, quand on a la chance d’assister à un concert de ce virtuose, on ne le lâche plus.
Première partie :  Number 9

Date : 3 Juillet
Tarif : 22 €

 



• Ilène Barnès : Entre soul, folk, et rock Ilène Barnès fera trembler les feuilles des oliviers par sa puissante voix. Dame de toutes les origines : américaine, irlandaise, africaine, hindou et indienne elle offrira au public une prestation aussi belle et riche que métissée. Une grande Diva.
Première partie : Marjorie

Date : 4 Juillet
Tarif : 20 €

 



• Rose : Elle est la cadette de ce festival et n’a pour autant rien à reprocher aux plus grands. En effet après l’explosion de son premier album en France, la miss rempli les salles. Et pour cause : un charme allant de ses bottes de cow-girl jusqu’à sa voix pétillante, presque déraillante. Pour l’avoir vu deux fois sur scène, je peux vous garantir que le plaisir y est. Rose chante à cœur ouvert, ses musiciens s’éclatent, que demande le peuple ?
Première partie : Ma Saïsara

Date : 5 Juillet
Tarif : 20 €

 


Le pass 3 soirs : 45 €

 


Notez qu’il y a possibilité de restauration sur place ou auprès des nombreux commerces de la ville et du port. Pour des informations complémentaires adressez vous directement à l’office du tourisme de Beaulieu sur mer.


 

 

"J'avais la plus belle guitare du monde, la même Gibson que John Lee Hoocker, une 59 trouvée à Londres qui m'a frappé direct au coeur, c'est une guitare à 6 coups je l'ai toujours autour du coup, elle ne m'a jamais quitté c'est elle qui joue pour vous ce soir, je vais la faire pleurer, allez pleure bébé je t'aime... pleure..."
Louis Bertignac - Vas-y Guitare

 




Un Festival, de la Musique, des Oliviers

Le public au plus proche de la scène, au beau milieu des oliviers, venu applaudir Louis Bertignac

 

 


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Publié dans : Musique - Par Jérémie
Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /Juin /2008 22:30


"Le grand cerf blanc sortit d’un fourré d’aubépines sans déranger la moindre fleur. Son poil était pareil à de la neige fraîchement tombée et tandis qu’il traversait la clairière sa ramure se balançait comme la voilure d’un vaisseau. Merlin aimait prendre cette apparence quand il se déplaçait dans la forêt."

 


La beauté dans la simplicité. Voilà comment peut être résumé ce roman de René Barjavel qui nous plonge au cœur de l’époque médiévale, l’époque des guerres entre les peuples, des chevaliers de la Table Ronde et, bien entendu, de l’épique quête du Graal.

 


C’est en Grande et Petite Bretagne, au cœur de la forêt, entre les chants des oiseaux et le bruissement des feuilles que vous retrouverez Merlin l’Enchanteur, enfant improbable du Diable mais serviteur de Dieu. Avec Barjavel le personnage perd sa longue barbe blanche, son chapeau pointu et son air de vieil homme un peu fou-fou, que lui ont donné les croyances populaires et le grand Walt Disney, pour adopter l’apparence d’un jeune homme à l’esprit vif et au cœur d’or dont le rôle sera de mener le meilleur des Chevaliers jusqu’au Graal.

 


L’œuvre est riche de personnages, les femmes, les hommes, les écuyers, les servantes, les paysans, les rois, les soldats et bien entendu les légendes que sont le Roi Arthur, Gauvain le chevalier à la triple force, Perceval le combattant extraordinaire, ainsi que Lancelot fils du Roi Ban de Bénoïc et élevé par Viviane, la Dame du Lac.

 


L’auteur prend des libertés, dénouant tantôt avec la légende pour mettre en avant l’épopée des Chevaliers, une épopée de l’amour comme il a pu le faire avec La Nuit des Temps. Les guerres sont causées pour l’amour d’une femme, les chevaliers triomphent ou meurent pour défendre la veuve et l’orphelin, le Diable se cache derrière les épines de chaque rose et entre les jambes des femmes malicieuses, le siège périlleux est toujours vierge et la légende du Stonehenge est enfin révélée.

 


Entre honneur et trahison, amour et jalousie, combats et tours de magie, les amoureux de légendes et grandes épopées seront ravis de lire ce roman qui, soulignons le, est porté par une écriture tout simplement enchanteresse

 


"Elle profita de l’attention fixée sur Merlin pour se glisser hors de la salle, en se demandant comment elle pourrait se venger de Guenièvre, d’Arthur et de l’Enchanteur. Il lui faudrait un allié puissant pour venir à bout de ce dernier. Cette disposition d’esprit combla d’aise le Diable. Il était tout à fait disposé à l’aider."


 

 

Le Stonehenge

 

 


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Publié dans : Lecture - Par Jérémie

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