"Premièrement ne touche pas à tes aiguilles, deuxièmement ta colère tu devras maitriser, et surtout ne jamais oublier quoiqu’il arrive, ne jamais se
laisser tomber amoureux. Car alors pour toujours à l’horloge de ton cœur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, explosera l’horloge, imploseront tes os, la mécanique du cœur sera
brisée de nouveau."
Il y a des concerts qui marquent, qui laisseront une trace indélébile dans nos mémoires, nos souvenirs, qui nous feront sourire quand on y repensera et regretter de ne plus y être. Les concerts de Dionysos font partie de ceux là.
La première fois que j’avais vu Dionysos c’était en 2006 lors de la tournée succédant l’album Monsters in Love. A l’époque je devais connaitre deux à trois morceaux du groupe que je trouvais agréables sans pour autant révéler une forme de génie musical. Et pour cause ce n’est pas sur CD que ces phénomènes dévoilent l’étendue de leurs talents, c’est bel et bien sur scène. Dionysos, ce nom divin prend alors tout son sens, l’ivresse, la fête, l’orgie des sens étaient au rendez vous. Des musiciens survoltés, une ambiance incomparable, une chaleur humaine palpable et surtout une énergie infinie. Mes amis et moi étions sortis de la salle ébahis, surpris d’avoir pris une claque aussi violente tant pas les jeux de scène, les slams monstrueux, les mélodies jouées au xylophone, les petits sauts de Babet, les moments punk, la folie de Mathias Malzieu. Quand est-ce qu’on y retourne ?
Deux ans plus tard. Il y a quelques semaines j’étais donc de nouveaux devant Dionysos. Croyez-le ou non mais j’avais une certaine appréhension. Peur que l’expérience unique que j’avais vécue deux ans auparavant soit ternie, peur que l’imagination ait brodé de fil d’or ces souvenirs et les ait hissé au dessus de ce qu’ils étaient réellement. Il n’en fût rien.
Mathias entre en sautant, le public retient son souffle, Mathias s’électrise, le public explose. Et c’est reparti. Une énergie débordante, les
souvenirs deviennent réels. Dionysos, meilleur groupe de scène de France, il n’y a pas photo. Le dernier album La Mécanique du Cœur est bien mis en avant tant sur les sonorités, le
décor façon Tim Burton que par les titres joués. Le jour le plus froid du monde, l’Homme sans trucage, Tais-toi mon cœur (en duo avec Olivia Ruiz !) et le désormais
mythique Cunnilingus mon amour étaient bien évidement de la partie. Les anciens morceaux ne sont pas oubliés, nous avons eu droit au très populaire Song for Jedi,
et à un Giant Jack tout simplement monstrueux. Le public a porté Mathias plus d’une fois et s’est régalé pendant deux bonnes heures.
Il y a une seule chose à retenir de cet article plutôt long : si ce groupe passe près de chez vous, admirateur ou détracteur, foncez. Merci Dionysos.
"Oh tes paupières se lèvent comme des ombrelles noires elles sont les dentelles soulevée de la nuit qui tombe… "
Publié dans : Musique - Par Jérémie